Rester actif malgré les troubles cognitifs

Christine Arsenault, chargée de projets aux communications. L’Appui pour les proches aidants d’aînés
Françoise Houle, ergothérapeute. Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.

Si vous prenez soin d’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, vous vous demandez peut-être à quelles activités il peut se livrer et, surtout, comment faire pour maintenir des loisirs communs. Pour préserver ses capacités et son autonomie, il est essentiel que votre proche demeure actif. Voici quelques conseils pour y parvenir et vous permettre de partager des moments agréables avec votre proche.

Garder les choses simples
Nul besoin de se casser la tête à chercher des activités qui sortent de l’ordinaire, rappelez-vous que l’important est d’abord et avant tout le temps que vous passez à partager une activité avec votre proche.
Maintenir la participation dans les activités quotidiennes
Impliquer votre proche dans les activités quotidiennes lui permettra non seulement de rester actif, mais également de se sentir utile et valorisé. Des activités comme la préparation des repas, les travaux de jardinage ou l’entretien ménager l’aideront à demeurer ancré dans la réalité du quotidien. Lire un court article dans un journal, lui demander de raconter ce qu’il a fait la veille ou commenter l’actualité peut aider à stimuler son attention et sa mémoire.
Opter pour des activités significatives
Il peut être difficile pour une personne atteinte de troubles cognitifs d’apprendre une nouvelle activité. De plus, votre proche participera plus facilement à des activités qui sont significatives pour lui. Prenez le temps d’explorer avec lui les différentes possibilités, et gardez en tête que ce qui ne semble pas intéressant pour vous peut être très significatif pour une autre personne. Pensez à ce qu’il aimait faire auparavant, à ses loisirs préférés.

Se remémorer des souvenirs du passé est une excellente façon de passer un bon moment avec votre proche. Regarder des photos par exemple, écouter de la musique ou même chanter des airs connus.
Graduer l’activité
Avec l’évolution de la maladie, les capacités de votre proche peuvent décliner et faire en sorte qu’il éprouve de la difficulté dans certaines activités qu’il réalisait pourtant sans problème auparavant. Cela peut susciter du stress ou de l’anxiété. Avant d’abandonner la pratique d’une activité, pensez plutôt à l’adapter. Donnez une consigne à la fois, réduisez l’activité à sa plus simple expression.
La préparation des repas constitue un moment privilégié pour impliquer votre proche. S’il n’arrive plus à vous aider à planifier les repas ou à trouver les aliments dans le garde-manger, cela ne veut pas dire qu’il ne peut plus participer à la préparation des repas. Demandez-lui plutôt d’effectuer certaines tâches précises (couper, mélanger) en lui fournissant le matériel nécessaire. Si la consigne « mettre la table » devient trop abstraite pour lui, décortiquez la consigne : demandez-lui plutôt de « sortir les napperons et les placer sur la table ».

De même, si le jeu de carte préféré de votre proche devient trop complexe, trouvez des variantes pour lui permettre de continuer à jouer. Entre le bridge et la bataille, il existe plusieurs déclinaisons.
Des ressources pour vous aider
Les organismes communautaires proposent de nombreuses activités, dont certaines sont adaptées aux personnes qui présentent des difficultés cognitives. De plus, les activités en groupe favorisent le maintien des interactions sociales.

N’hésitez pas à consulter un professionnel de la santé. Un ergothérapeute, par exemple, pourra évaluer l’autonomie de votre proche et proposer des activités ou des conseils personnalisés en fonction de ses capacités et de ses intérêts.
Vous pouvez également contacter le service Info-aidant, au 1 855 8 LAPPUI (1 855 852-7784), pour en savoir plus sur les services proposés près de chez-vous.